Connecter 3 outils à sa base sans code : tuto Make
Automatisez vos workflows en synchronisant trois applications avec votre base de données grâce à Make, sans écrire une seule ligne de code.

Connecter 3 outils à sa base sans code : tuto Make
le
7 nov. 2025
Connecter 3 outils à sa base sans code : guide pratique avec Make pour automatiser vos workflows
Introduction : l'automatisation accessible à tous les professionnels
74% des entreprises françaises perdent plus de 5 heures par semaine à effectuer des tâches répétitives qui pourraient être automatisées. Ce constat révèle un paradoxe moderne : alors que la technologie n'a jamais été aussi puissante, une majorité d'équipes continuent à copier-coller manuellement des données entre leurs outils, à ressaisir des informations d'une application à une autre, et à perdre un temps précieux dans des actions sans valeur ajoutée.
La bonne nouvelle ? Vous n'avez plus besoin de compétences en programmation pour connecter vos applications professionnelles. Les plateformes d'automatisation no-code comme Make ont démocratisé l'intégration entre outils, permettant à n'importe quel professionnel de créer des workflows sophistiqués sans écrire une ligne de code. Mais comment fonctionnent réellement ces connexions ? Comment transformer trois applications isolées et votre base de données en un écosystème synchronisé qui travaille pour vous ?
Ce guide vous accompagne pas à pas dans la création de votre premier scénario d'automatisation avec Make. Vous découvrirez comment connecter concrètement trois outils à votre base de données, comprendre la logique des déclencheurs et des actions, et structurer un workflow qui élimine les tâches manuelles de votre quotidien. L'objectif n'est pas simplement de suivre un tutoriel, mais de maîtriser une méthodologie reproductible pour toutes vos futures automatisations.
Comprendre l'écosystème Make et les fondamentaux de l'automatisation no-code
Make, anciennement connu sous le nom d'Integromat, s'est imposé comme une référence dans l'univers de l'automatisation sans code. Contrairement aux idées reçues, cette plateforme ne se contente pas de connecter superficiellement vos outils : elle s'appuie sur les API (interfaces de programmation d'application) pour établir des ponts techniques robustes entre vos différents services. Le tutoriel de NoCode Factory explique précisément comment Make exploite ces API pour transférer des données entre applications, créant ainsi des automatisations fiables et sécurisées.
Mais qu'est-ce qu'une API exactement ? Imaginez-la comme un serveur dans un restaurant : vous passez commande (une requête), le serveur transmet votre demande à la cuisine (l'application), puis vous rapporte le plat (les données). Make joue le rôle d'orchestrateur entre ces serveurs multiples, coordonnant les échanges sans que vous ayez besoin de connaître le langage technique sous-jacent. Cette abstraction de la complexité technique constitue précisément la révolution du no-code.
La plateforme propose actuellement plus de 1500 applications intégrables, couvrant pratiquement tous les besoins professionnels : outils de communication comme Slack ou Microsoft Teams, solutions de stockage comme Google Drive ou Dropbox, CRM comme HubSpot ou Salesforce, bases de données comme Airtable ou PostgreSQL, et même des services de paiement comme Stripe. Selon LearnThings, cette diversité d'intégrations permet de créer des workflows complexes impliquant jusqu'à une dizaine d'applications dans un seul scénario automatisé.
L'architecture de Make repose sur trois concepts fondamentaux que vous devez maîtriser. Premièrement, les scénarios, qui constituent vos automatisations complètes du début à la fin. Deuxièmement, les modules, représentant chaque action individuelle au sein d'un scénario. Troisièmement, les connexions, qui stockent vos identifiants d'accès aux différentes applications de manière sécurisée. Cette structure modulaire offre une flexibilité remarquable : vous pouvez démarrer simplement avec trois outils, puis enrichir progressivement votre automatisation au fil de vos besoins.
Un aspect souvent négligé concerne la philosophie même de l'automatisation. Il ne s'agit pas simplement de gagner du temps, mais de réduire drastiquement les erreurs humaines. Une saisie manuelle comporte statistiquement un taux d'erreur de 1% à 4% selon les études. Un workflow automatisé élimine ces risques tout en libérant votre énergie mentale pour des tâches à plus forte valeur ajoutée. NoCode Toulouse souligne que les entreprises adoptant ces pratiques constatent une augmentation de 25% à 35% de leur productivité opérationnelle dans les six premiers mois.
La tarification de Make fonctionne sur un système d'opérations : chaque action effectuée par un module consomme une opération de votre quota mensuel. L'offre gratuite permet 1000 opérations par mois, suffisantes pour expérimenter et créer plusieurs workflows de base. Les formules payantes démarrent autour de 9 euros mensuels pour 10000 opérations, un investissement dérisoire comparé au temps économisé. Cette structure tarifaire encourage une utilisation réfléchie et optimisée de vos automatisations.
Créer votre premier workflow : connecter Gmail, Google Sheets et Slack à une base de données
Passons maintenant à la pratique avec un cas d'usage concret et reproductible : automatiser le traitement des demandes clients arrivant par email. Ce scénario connectera Gmail comme déclencheur, Google Sheets comme base de données centrale, et Slack pour les notifications d'équipe. Cette combinaison illustre parfaitement comment trois outils peuvent travailler en synergie sans intervention humaine.
La première étape consiste à créer votre compte Make si ce n'est pas déjà fait, puis à accéder au tableau de bord principal. Cliquez sur "Create a new scenario" pour ouvrir l'éditeur visuel, cet espace de travail où vous construirez votre automatisation. L'interface se présente comme une toile blanche parsemée de points d'ancrage : chaque cercle avec un point d'interrogation représente un emplacement pour un module. Cette visualisation graphique constitue l'une des forces majeures de Make par rapport aux solutions concurrentes.
Commencez par ajouter votre module déclencheur en cliquant sur le premier cercle. Recherchez "Gmail" dans la liste des applications disponibles. Le guide d'InetProcess recommande de sélectionner le module "Watch Emails" plutôt que "Get Emails", car le premier surveille activement votre boîte de réception en temps réel tandis que le second requiert une activation manuelle. Configurez ce module en vous connectant à votre compte Google via OAuth, le protocole d'authentification sécurisée qui ne partage jamais votre mot de passe avec Make.
Dans les paramètres du module Gmail, définissez vos critères de filtrage. Par exemple, surveillez uniquement les emails contenant "demande client" dans l'objet, ou ceux provenant d'une adresse spécifique. Cette granularité évite de déclencher l'automatisation pour chaque email reçu, optimisant ainsi votre consommation d'opérations. Configurez également la fréquence de vérification : toutes les 15 minutes constitue généralement un bon compromis entre réactivité et consommation de ressources.
Une fois votre déclencheur configuré, ajoutez le deuxième module en cliquant sur le cercle suivant et en recherchant "Google Sheets". Sélectionnez l'action "Add a row", qui permettra d'insérer chaque nouvelle demande dans votre feuille de calcul. Connectez-vous à votre compte Google, puis choisissez le fichier Sheets existant ou créez-en un nouveau directement depuis l'interface Make. La force du système réside dans le mapping des champs : Make affiche automatiquement les colonnes de votre feuille et vous propose de les remplir avec les données extraites de l'email.
Le mapping constitue le cœur technique de votre automatisation. Cliquez sur chaque champ de votre feuille Google Sheets et sélectionnez les variables correspondantes de Gmail. Par exemple, mappez la colonne "Expéditeur" avec la variable "From Email Address", la colonne "Objet" avec "Subject", et la colonne "Date" avec "Date". Make propose une fonction de recherche intelligente : commencez à taper et la plateforme suggère automatiquement les variables pertinentes. Cette interface intuitive élimine la nécessité de connaître les noms techniques exacts des variables.
Pour le troisième outil, ajoutez un module Slack après Google Sheets. Selon les tutoriels vidéo spécialisés, l'action "Create a Message" dans un canal spécifique constitue le choix le plus pratique pour notifier votre équipe. Après avoir connecté votre workspace Slack, sélectionnez le canal destinataire, puis composez votre message de notification en intégrant dynamiquement les données de l'email. Par exemple : "Nouvelle demande client de {{From Email Address}} : {{Subject}}". Les doubles accolades indiquent à Make d'insérer la valeur réelle de la variable plutôt que son nom.
Votre workflow basique à trois outils est maintenant construit. Mais comment l'intégrer avec une base de données plus robuste ? Si vous utilisez Airtable, Notion ou une base PostgreSQL, ajoutez simplement un module supplémentaire entre Google Sheets et Slack. Recherchez votre plateforme de base de données dans Make, sélectionnez l'action "Create a record" ou équivalent, puis effectuez le même mapping que pour Google Sheets. Cette architecture modulaire permet d'enrichir progressivement votre workflow sans reconstruire l'ensemble.
Avant de tester, examinez la section "Scheduling" en bas de l'éditeur. Ce paramètre détermine la fréquence d'exécution de votre scénario : immédiatement à la réception d'un email (mode instantané, disponible uniquement sur les plans payants), ou selon un intervalle régulier. Pour votre premier test, sélectionnez "Run once" pour contrôler manuellement l'exécution et observer chaque étape. Cliquez ensuite sur "Run once" en bas à gauche : Make s'exécute et affiche en temps réel le traitement de chaque module avec des bulles colorées indiquant succès (vert) ou erreur (rouge).
Optimiser et sécuriser vos automatisations multi-outils
Votre premier workflow fonctionne. Excellent. Mais un scénario basique diffère d'une automatisation professionnelle robuste par son niveau d'optimisation et de gestion d'erreurs. Les entreprises qui échouent dans l'adoption du no-code commettent systématiquement la même erreur : elles créent des workflows fragiles qui cassent au moindre changement, générant frustration et perte de confiance dans l'outil.
La première optimisation concerne la gestion des erreurs, un aspect critique souvent négligé par les débutants. Que se passe-t-il si votre feuille Google Sheets est momentanément inaccessible ? Si l'email ne contient pas les données attendues ? Si le canal Slack a été supprimé ? Les ressources de NoCode Factory insistent sur l'importance des modules "Error handlers", ces gestionnaires qui interceptent les erreurs et définissent un comportement alternatif plutôt que de bloquer tout le workflow.
Pour ajouter un gestionnaire d'erreur, cliquez avec le bouton droit sur n'importe quel module de votre scénario, puis sélectionnez "Add error handler". Une nouvelle branche se crée, représentée visuellement par un chemin alternatif en pointillés. Configurez ce gestionnaire pour qu'il envoie une notification spécifique en cas de problème, ou qu'il réessaie l'opération après quelques minutes, ou encore qu'il ignore simplement l'erreur et poursuive le workflow. Cette approche défensive transforme une automatisation amateur en solution professionnelle fiable.
La deuxième optimisation porte sur les filtres conditionnels. Tous les emails doivent-ils réellement déclencher l'intégralité du workflow ? Probablement pas. Make propose des filtres qu'on insère entre deux modules en cliquant sur la ligne de connexion. Ces filtres vérifient des conditions avant d'exécuter le module suivant : "continuer uniquement si l'email contient une pièce jointe", "continuer uniquement si l'expéditeur n'est pas interne", "continuer uniquement les jours ouvrés entre 9h et 18h". Cette granularité réduit drastiquement la consommation d'opérations et évite les actions inutiles.
Les opérateurs de filtres comprennent les comparaisons classiques (égal, différent, contient, supérieur à) mais aussi des fonctions avancées comme les expressions régulières pour identifier des patterns complexes dans le texte. Par exemple, vérifiez que l'objet de l'email correspond au format "REF-12345" avant de créer une entrée dans votre base. Cette validation préventive maintient la qualité de vos données et évite la pollution de vos systèmes avec des informations non structurées.
La troisième optimisation concerne la transformation et le formatage des données. Rarement les informations arrivent exactement dans le format attendu par vos outils de destination. InetProcess explique comment utiliser les fonctions intégrées de Make pour nettoyer et transformer vos données à la volée. Convertissez les dates au bon format, extrayez le nom de domaine d'une adresse email, mettez en majuscules la première lettre, retirez les espaces superflus : toutes ces micro-transformations s'effectuent directement dans les champs de mapping sans module supplémentaire.
L'interface de mapping propose une bibliothèque de fonctions accessible via le bouton "fx" à côté de chaque champ. Explorez les catégories Text, Date, Array et Math pour découvrir des dizaines de fonctions prêtes à l'emploi. Par exemple, la fonction formatDate vous permet de passer du format américain MM/DD/YYYY au format européen DD/MM/YYYY en une ligne. La fonction replace substitue automatiquement certains caractères par d'autres, pratique pour nettoyer les données avant insertion.
La sécurité constitue le quatrième pilier de l'optimisation. Bien que Make stocke vos identifiants de connexion de manière chiffrée, adoptez quelques bonnes pratiques supplémentaires. Créez des comptes de service dédiés plutôt que d'utiliser votre compte personnel, limitant ainsi les permissions aux seuls accès nécessaires. Si vous connectez une base de données SQL, créez un utilisateur avec uniquement les droits INSERT et SELECT, jamais DELETE ou DROP. Cette approche du moindre privilège limite les dégâts en cas de compromission.
Activez systématiquement l'authentification à deux facteurs sur tous les services connectés à Make. Consultez régulièrement l'onglet "Connections" dans Make pour auditer quelles applications ont accès à quelles données, et révoquez les connexions inutilisées. Cette hygiène numérique paraît contraignante mais devient rapidement un réflexe, protégeant vos workflows contre les vulnérabilités courantes.
Le cinquième aspect concerne la documentation de vos scénarios. Dans six mois, vous souviendrez-vous pourquoi vous avez configuré ce filtre spécifique ? Votre collègue comprendra-t-il la logique de cette transformation complexe ? Make permet d'ajouter des notes à chaque module en cliquant sur l'icône de commentaire. Utilisez cette fonctionnalité généreusement pour expliquer les choix techniques, documenter les cas particuliers, et faciliter la maintenance future. Un workflow bien documenté se maintient et s'améliore facilement ; un workflow opaque devient rapidement un mystère que personne n'ose modifier.
Enfin, testez rigoureusement avant de mettre en production. Make propose un mode "Run once" qui exécute votre scénario une seule fois avec des données réelles, vous permettant d'observer le comportement exact de chaque module. Créez volontairement des situations d'erreur : envoyez un email mal formaté, déconnectez temporairement une application, modifiez une colonne dans votre feuille Sheets. Votre workflow doit résister à ces perturbations ou au minimum les gérer élégamment via les error handlers. Cette approche proactive évite les surprises désagréables une fois votre automatisation en production continue.
Étendre votre écosystème : cas d'usage avancés et intégrations puissantes
Une fois votre premier workflow maîtrisé, le véritable potentiel de Make se révèle dans les automatisations multi-niveaux impliquant des logiques conditionnelles complexes. Les scénarios avancés ne se contentent pas de transférer linéairement des données d'un point A vers un point B : ils analysent, filtrent, routent et transforment l'information selon des règles métier sophistiquées.
Prenons un exemple concret d'automatisation commerciale. Lorsqu'un prospect remplit un formulaire Typeform, vous souhaitez non seulement enregistrer ses informations dans votre CRM HubSpot, mais également vérifier son adresse email via une API de validation, enrichir ses données avec des informations d'entreprise depuis Clearbit, calculer un score de qualification selon vos critères, puis router la lead vers le bon commercial dans Slack en fonction de sa région géographique. Ce workflow implique sept outils différents orchestrés intelligemment.
Les tutoriels avancés montrent comment utiliser les modules Router de Make pour créer des branches conditionnelles. Après avoir enrichi les données du prospect, un Router analyse le score de qualification : si supérieur à 70, la lead part vers le commercial senior via Slack et reçoit immédiatement un email personnalisé via SendGrid ; si entre 40 et 70, elle intègre une séquence de nurturing dans Mailchimp ; si inférieur à 40, elle est simplement archivée dans une feuille Sheets pour analyse ultérieure. Cette logique multi-branches reproduit exactement les processus de qualification humains, mais de manière instantanée et sans erreur.
Les bases de données constituent souvent le cœur nerveux de ces automatisations complexes. Airtable se révèle particulièrement puissant dans ce contexte grâce à sa flexibilité et son interface accessible. Contrairement à Google Sheets, Airtable propose des types de champs structurés (cases à cocher, listes déroulantes, relations entre tables) qui facilitent grandement le mapping dans Make. Vous pouvez créer des automatisations qui vérifient si un enregistrement existe déjà avant de le créer, qui mettent à jour des champs spécifiques sans toucher aux autres, ou qui agrègent des données depuis plusieurs tables liées.
L'intégration avec des APIs personnalisées via le module HTTP ouvre des possibilités quasi illimitées. Votre entreprise utilise un logiciel métier spécifique sans intégration native dans Make ? Tant que ce logiciel propose une API REST (ce qui est le cas de la majorité des solutions SaaS modernes), vous pouvez le connecter via le module HTTP. Configurez la méthode (GET, POST, PUT, DELETE), l'URL de l'endpoint, les headers d'authentification, et le body de la requête. Make s'occupe ensuite d'envoyer la requête et de parser la réponse JSON pour la rendre utilisable dans les modules suivants.
Cette capacité à connecter des APIs transforme Make en véritable couteau suisse de l'intégration. Vous pouvez automatiser la création de factures dans votre ERP, synchroniser les stocks entre votre boutique en ligne et votre système d'inventaire physique, déclencher des campagnes SMS via Twilio lorsque certains seuils sont atteints, ou même contrôler des objets connectés IoT depuis vos workflows professionnels. La seule limite réside dans votre créativité et la disponibilité d'APIs.
Les webhooks constituent une autre technique avancée particulièrement élégante pour déclencher des workflows. Plutôt que de faire vérifier régulièrement à Make si un événement s'est produit (polling), le webhook permet à l'application source de notifier instantanément Make dès qu'un événement survient (push). Cette approche réduit drastiquement la consommation d'opérations et améliore la réactivité de vos automatisations. Make génère une URL de webhook unique pour chaque scénario : il suffit de la copier dans les paramètres de votre application source pour établir la connexion.
L'analyse et l'optimisation de vos workflows constituent une pratique souvent négligée mais essentielle pour la pérennité de vos automatisations. Make propose un historique complet de toutes les exécutions avec leur statut (succès, avertissement, erreur), la durée, et le nombre d'opérations consommées. Consultez régulièrement ces métriques pour identifier les scénarios gourmands, les sources d'erreurs récurrentes, et les opportunités d'optimisation. Un scénario qui consomme 500 opérations pour accomplir ce qu'un autre fait en 200 mérite probablement d'être revu.
La collaboration d'équipe sur les workflows nécessite également une approche structurée. Make permet de créer des organisations avec plusieurs utilisateurs ayant différents niveaux d'accès. Établissez des conventions de nommage pour vos scénarios, par exemple "SERVICE-FONCTION-VERSION" comme "COMMERCIAL-Qualification-Leads-v2". Créez des dossiers thématiques pour organiser vos automatisations par département ou par processus. Cette rigueur organisationnelle devient indispensable dès que vous dépassez la dizaine de workflows actifs.
Conclusion : de l'automatisation tactique à la transformation stratégique
L'automatisation no-code avec Make représente bien plus qu'un simple outil de productivité. Elle incarne un changement de paradigme dans la manière dont les équipes conçoivent et optimisent leurs processus opérationnels. En quelques heures d'apprentissage, vous maîtrisez désormais la capacité de connecter trois, cinq, dix applications entre elles, créant des écosystèmes intégrés qui travaillent 24 heures sur 24 sans supervision humaine.
Les workflows que vous avez appris à construire éliminent les tâches répétitives, certes, mais leur impact va bien au-delà. Ils réduisent les délais de traitement de plusieurs heures à quelques secondes. Ils standardisent les processus en garantissant que chaque demande suit exactement le même circuit de validation. Ils libèrent votre énergie cognitive des micro-décisions sans valeur pour la concentrer sur les réflexions stratégiques et créatives qui distinguent véritablement votre entreprise.
La progression dans l'univers de l'automatisation suit généralement trois phases. Vous commencez par reproduire en no-code les tâches manuelles existantes, obtenant des gains rapides et visibles. Vous poursuivez en optimisant ces workflows avec des logiques conditionnelles et des intégrations plus sophistiquées, découvrant des possibilités que vous n'aviez pas envisagées initialement. Vous terminez en repensant fondamentalement vos processus métier autour des capacités d'automatisation, créant des modes de fonctionnement impossibles dans un monde purement manuel.
Make continuera d'évoluer, ajoutant régulièrement de nouvelles intégrations et fonctionnalités. Votre maîtrise des concepts fondamentaux, des déclencheurs aux actions, des filtres aux transformations, des error handlers aux webhooks, vous permet d'absorber ces évolutions naturellement. Vous avez acquis non pas une compétence technique ponctuelle, mais une littératie numérique durable qui vous servira dans tous vos futurs projets professionnels.
Les prochaines étapes dépendent de vos besoins spécifiques et de votre contexte métier. Explorez les templates communautaires disponibles dans Make pour découvrir comment d'autres professionnels ont résolu des problèmes similaires aux vôtres. Rejoignez les communautés no-code francophones pour échanger sur les bonnes pratiques et obtenir de l'aide lors de blocages techniques. Commencez modestement avec un workflow simple mais utile, validez sa valeur, puis étendez progressivement votre écosystème automatisé.
L'automatisation représente un investissement dont le retour se mesure en dizaines d'heures récupérées chaque mois, en erreurs évitées, en réactivité améliorée face aux clients, et en capacité d'absorption de volumes croissants sans augmentation proportionnelle des effectifs. Les entreprises qui maîtrisent ces compétences gagnent un avantage compétitif durable, transformant progressivement leur organisation en machine bien huilée où la technologie amplifie l'intelligence humaine plutôt que de la remplacer.






