Zapier ou Make : lequel choisir pour une PME avec budget serré ?

Comparatif détaillé entre Zapier et Make pour aider les PME à petit budget à choisir la plateforme d'automatisation la plus rentable selon leurs besoins réels.

Zapier ou Make : lequel choisir pour une PME avec budget serré ?

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11 nov. 2025

Zapier ou Make : quel outil d'automatisation choisir pour votre PME avec budget serré ?

Introduction : l'automatisation, un luxe devenu nécessité

Vous consacrez chaque semaine plusieurs heures à copier-coller des données entre vos outils. Vos équipes perdent un temps précieux à effectuer des tâches répétitives. Cette réalité touche 73% des PME françaises, qui reconnaissent consacrer trop de ressources à des processus manuels facilement automatisables.

L'automatisation n'est plus un privilège réservé aux grandes entreprises. Les plateformes no-code comme Zapier et Make ont démocratisé l'accès à ces technologies. MAIS voici le dilemme : comment choisir la bonne solution quand votre budget est limité ? Les tarifs peuvent rapidement grimper, et un mauvais choix peut coûter cher. DONC ce comparatif détaillé vous guide pour identifier l'outil qui correspondra réellement à vos besoins et à votre portefeuille. Nous analyserons la tarification, les fonctionnalités, la courbe d'apprentissage et les cas d'usage concrets pour vous aider à investir intelligemment dans l'automatisation de votre PME.

La question du prix : où votre budget vous mènera-t-il vraiment ?

Le prix constitue souvent le premier critère de décision pour une PME. À première vue, les deux plateformes proposent des plans gratuits alléchants. Mais c'est en creusant les détails que les différences émergent.

Selon l'analyse de NoCode Factory, la tarification de Make s'avère globalement plus avantageuse pour les PME. Le plan gratuit de Make vous octroie 1 000 opérations par mois, tandis que Zapier limite son offre gratuite à 100 tâches mensuelles. Cette différence de volume est loin d'être anodine. Une seule automatisation qui s'exécute quotidiennement consomme déjà 30 tâches par mois. Avec Zapier gratuit, vous êtes limité à environ trois automatisations actives. Make vous offre une marge de manœuvre dix fois supérieure.

La vraie révélation intervient quand votre entreprise grandit. Le comparatif publié par Ringover démontre que les plans payants de Make restent plus accessibles à volume égal. Le plan Starter de Zapier démarre à 19,99€ par mois pour 750 tâches. Make, de son côté, propose son plan Core à partir de 9€ mensuels pour 10 000 opérations. Ce rapport de prix par opération devient critique : vous payez environ 0,027€ par tâche chez Zapier, contre 0,0009€ chez Make. Une différence de 30 fois qui transforme radicalement l'équation économique.

MAIS attention à la définition d'une "opération" ou d'une "tâche". Zapier comptabilise chaque action dans votre workflow comme une tâche distincte. Si votre automatisation récupère un email, extrait les pièces jointes, enregistre les données dans Google Sheets et envoie une notification Slack, vous consommez quatre tâches. Make adopte une approche différente avec son système d'opérations. D'après LiveMentor, cette différence de calcul favorise nettement Make pour les workflows complexes comportant de nombreuses étapes.

La scalabilité représente l'autre dimension cruciale. Une PME qui démarre avec cinq automatisations simples peut rapidement en déployer vingt ou trente en quelques mois. Chez Zapier, cette croissance vous propulsera vers des plans à 49€, voire 69€ mensuels. Make maintient une progression tarifaire plus douce. Son plan Pro à 16€ mensuel vous accorde 10 000 opérations supplémentaires, permettant d'absorber cette croissance sans explosion budgétaire.

Les coûts cachés que personne ne vous dit

Au-delà des tarifs affichés, certaines fonctionnalités essentielles sont verrouillées derrière des plans premium. Zapier réserve les chemins conditionnels (la possibilité de créer des branches logiques dans vos automatisations) à ses plans professionnels. Ces "Paths" sont pourtant indispensables dès que vous souhaitez traiter différemment deux types de clients ou prioriser des demandes urgentes. Make intègre cette logique conditionnelle dès son plan gratuit, vous offrant immédiatement une flexibilité supérieure.

Les webhooks constituent un autre point de friction. Ces connecteurs universels permettent de relier Make ou Zapier à n'importe quelle application disposant d'une API. Zapier limite drastiquement leur usage dans ses formules d'entrée de gamme. Make les rend accessibles sans restriction, même gratuitement. Pour une PME qui souhaite connecter son CRM maison ou une solution métier spécifique, cette différence peut être décisive.

Wise rappelle dans son comparatif que la facturation des erreurs diffère également. Zapier comptabilise parfois les tentatives échouées comme des tâches consommées, grugeant votre quota sans produire de résultat. Make adopte une politique plus clémente en ne facturant que les opérations réussies, préservant votre budget des aléas techniques.

Facilité d'utilisation : le temps, c'est aussi de l'argent

La courbe d'apprentissage représente un investissement invisible mais réel. Former vos équipes, construire vos premiers workflows, corriger les erreurs : tout cela mobilise des ressources humaines. Un outil trop complexe peut annuler les économies réalisées sur l'abonnement.

Zapier a construit sa réputation sur sa simplicité d'accès. Son interface linéaire ressemble à une recette de cuisine : "Quand ceci se produit, fais cela". Selon Le Loup Digital, cette approche séquentielle convient parfaitement aux automatisations simples. Vous connectez un déclencheur (trigger) à une ou plusieurs actions, et le tour est joué. Un collaborateur sans bagage technique peut créer son premier "Zap" fonctionnel en quinze minutes.

Make adopte une philosophie différente avec son interface visuelle en canvas. Chaque étape de votre automatisation apparaît comme un module que vous reliez aux autres par des flèches. Cette représentation graphique rappelle un organigramme. MAIS elle exige un temps d'adaptation supplémentaire. Votre cerveau doit penser en termes de flux et de chemins possibles, pas simplement d'enchaînement linéaire. Comptez une à deux heures pour vous sentir à l'aise avec cette logique.

Cette complexité initiale cache pourtant un avantage considérable. L'analyse d'Ambient IT souligne que l'interface de Make révèle la structure complète de vos automatisations en un coup d'œil. Lorsque vous gérez dix ou vingt scénarios simultanés, cette visibilité devient précieuse. Identifier un dysfonctionnement, optimiser un workflow, dupliquer une structure : tout devient plus intuitif. Zapier, avec son approche séquentielle, devient paradoxalement plus difficile à maîtriser quand la complexité augmente.

Le vrai coût de la prise en main

La documentation joue un rôle crucial dans votre autonomie. Zapier propose une bibliothèque exhaustive de tutoriels en anglais, avec quelques ressources en français. Make a considérablement investi dans sa documentation francophone ces dernières années. Lapala.io note que Make Academy offre désormais des formations complètes en français, incluant des certifications gratuites valorisantes pour vos équipes.

La communauté d'utilisateurs représente votre filet de sécurité. Quand vous bloquez sur un problème technique, pouvoir interroger d'autres utilisateurs accélère la résolution. Zapier bénéficie d'une communauté plus mature et d'une présence marquée sur les forums anglophones. Make rattrape son retard avec des groupes Facebook actifs en français et une communauté européenne grandissante. Pour une PME française, cette proximité linguistique et culturelle facilite l'entraide.

Le support client officiel diffère également selon les plans. Zapier réserve l'assistance par email à ses abonnés payants et limite le support téléphonique aux formules professionnelles. Make démocratise davantage l'accès au support, même si les temps de réponse varient selon votre forfait. Cette dimension mérite réflexion : préférez-vous payer moins cher avec un support limité, ou investir dans une formule incluant une assistance réactive ?

Puissance et flexibilité : quand les besoins évoluent

Une PME n'automatise jamais qu'une fois. Vous commencez par synchroniser vos contacts entre votre CRM et votre outil d'emailing. Puis vous automatisez la création de factures. Ensuite, vous connectez votre système de tickets à votre outil de gestion de projet. Chaque nouveau workflow augmente en complexité.

Parseur explique dans son analyse que Make excelle dans la gestion des workflows avancés. Sa logique modulaire permet de créer des embranchements conditionnels sophistiqués. Imaginez une automatisation qui traite différemment une commande selon son montant, le statut du client et le stock disponible. Chez Make, vous construisez cette logique avec des modules de routage et de filtrage qui se connectent visuellement. Chez Zapier, vous devez créer plusieurs Zaps séparés ou utiliser les Paths (verrouillés dans les plans premium), ce qui fragmente la logique et complique la maintenance.

La gestion des données constitue un autre différenciateur majeur. Make intègre nativement des fonctions de transformation avancées. Vous pouvez manipuler du JSON, extraire des informations d'un texte avec des regex, effectuer des calculs complexes, tout cela sans quitter la plateforme. Zapier propose également des transformations, mais sa Formatter Tool reste moins puissante. Pour des opérations sophistiquées, vous devrez souvent recourir à du code JavaScript via des actions "Code", ce qui réduit l'intérêt no-code de la solution.

Le nombre d'intégrations : quantité versus qualité

Zapier revendique plus de 6 000 applications connectables, contre environ 1 500 pour Make. Ce chiffre impressionnant cache une réalité plus nuancée. La majorité des PME françaises utilisent une vingtaine d'outils maximum : Gmail, Google Workspace, Slack, un CRM (HubSpot, Pipedrive, Salesforce), des outils de facturation (Stripe, PayPal), des solutions de gestion de projet (Trello, Asana, Monday). Ces applications mainstream sont toutes disponibles sur les deux plateformes.

La différence se manifeste sur les applications de niche ou les solutions françaises spécifiques. Zapier possède un écosystème plus mature avec des intégrations parfois mieux maintenues. MAIS Make rattrape rapidement son retard. Selon Agilotext, Make investit massivement dans de nouvelles intégrations, avec un rythme d'ajout soutenu ces derniers mois.

Le véritable atout de Make réside dans sa flexibilité d'intégration. Les webhooks et les modules HTTP permettent de connecter littéralement n'importe quelle application disposant d'une API. Vous n'êtes pas prisonnier du catalogue officiel. Cette ouverture transforme Make en couteau suisse capable de s'adapter à vos outils métier spécifiques. Zapier offre également cette possibilité, mais la relègue souvent à ses formules premium ou limite les appels API.

Les fonctionnalités qui font la différence au quotidien

L'historique d'exécution révèle beaucoup sur la maturité d'un outil. Les deux plateformes conservent un journal détaillé de chaque automatisation exécutée. Make va plus loin en permettant de visualiser précisément les données transitées à chaque étape, facilitant considérablement le débogage. Zapier affiche les informations essentielles mais avec moins de granularité.

La gestion d'erreurs mérite une attention particulière. Une automatisation peut échouer pour mille raisons : un service temporairement indisponible, un format de données inattendu, une limite de taux atteinte. Make propose des mécanismes de gestion d'erreur sophistiqués : chemins alternatifs en cas d'échec, tentatives de reprise automatiques, notifications personnalisées. Ces garde-fous évitent que vos processus métier critiques ne s'arrêtent silencieusement. Zapier offre des fonctionnalités similaires mais souvent moins configurables dans les plans d'entrée de gamme.

La planification des automatisations diffère également. Zapier impose des intervalles de déclenchement de 15 minutes minimum dans ses formules gratuites et d'entrée de gamme. Si vous avez besoin d'une réactivité quasi instantanée, vous devez monter en gamme. Make autorise des intervalles d'une minute dès ses plans de base, offrant une meilleure réactivité pour vos processus urgents.

Choisir selon votre situation réelle : le guide décisionnel

Théorie et pratique divergent souvent. Votre choix dépend moins d'une supériorité absolue d'un outil que de l'adéquation à votre contexte spécifique. Voici comment naviguer cette décision.

**Optez pour Zapier si** : vous débutez complètement en automatisation et privilégiez la simplicité immédiate. Vos besoins se limitent à quelques workflows linéaires simples (moins de 5 automatisations). Vous utilisez exclusivement des applications grand public largement répandues. Votre budget peut supporter 20 à 50€ mensuels. Vous préférez un écosystème mature avec une documentation anglophone exhaustive. Votre volume mensuel reste modéré (moins de 1 000 tâches). Vous valorisez la stabilité et la réputation établie d'une solution dominante.

**Privilégiez Make si** : votre budget est vraiment serré et vous recherchez le meilleur rapport opérations/prix. Vous anticipez une croissance rapide de vos besoins en automatisation. Vous acceptez d'investir quelques heures dans l'apprentissage d'une interface plus sophistiquée. Vos workflows nécessitent de la logique conditionnelle et des traitements complexes. Vous avez des outils métier spécifiques à connecter via API ou webhooks. Vous préférez l'hébergement européen et la conformité RGPD renforcée. Votre volume d'opérations est élevé (plusieurs milliers par mois). Vous souhaitez de la flexibilité pour des automatisations avancées futures.

Les cas d'usage qui tranchent

Une agence de communication avec cinq collaborateurs utilise essentiellement Google Workspace et Trello. Elle souhaite automatiser la création de dossiers clients et l'envoi de rappels. Trois automatisations simples suffisent. Zapier répond parfaitement à ce besoin avec son plan gratuit ou Starter. La simplicité prime sur la puissance.

Un e-commerce en croissance traite 50 commandes quotidiennes. Chaque commande déclenche une série d'actions : validation du paiement, mise à jour de l'inventaire, création d'une étiquette d'expédition, notification de l'équipe logistique, email au client, mise à jour du CRM. Ce workflow représente six opérations par commande, soit 9 000 opérations mensuelles. Make devient ici incontournable : son plan Core à 9€ couvre largement ces volumes, là où Zapier nécessiterait un plan à 70€ ou plus.

Un cabinet de conseil automatise la collecte de données depuis des formulaires, leur traitement conditionnel selon le type de demande, et leur répartition entre trois commerciaux selon des règles métier complexes. La logique conditionnelle et les traitements de données font de Make le choix naturel, même si l'apprentissage demande plus d'investissement initial.

L'option hybride que peu considèrent

Rien ne vous oblige à choisir exclusivement l'un ou l'autre. Certaines PME avisées adoptent une approche hybride : Zapier pour les automatisations ultra-simples qui ne consomment que quelques tâches mensuelles, Make pour les workflows complexes et gourmands en opérations. Cette stratégie maximise le rapport valeur/prix en exploitant les forces de chaque plateforme.

Cette approche demande toutefois de documenter rigoureusement quelle automatisation vit sur quelle plateforme. Le risque de complexité opérationnelle existe : deux abonnements à gérer, deux interfaces à maîtriser, deux systèmes de facturation à surveiller. Pour une très petite équipe, cette fragmentation peut devenir contre-productive. Mais pour une PME structurée avec une personne référente sur l'automatisation, l'hybridation peut optimiser significativement les coûts.

Conclusion : investissez selon votre trajectoire, pas votre situation actuelle

Le choix entre Zapier et Make ne se résume pas à une comparaison de fonctionnalités ou de tarifs. Il reflète votre vision de croissance. Zapier séduit par son accessibilité immédiate et convient parfaitement aux PME cherchant une solution clé en main pour quelques automatisations basiques. Make s'impose comme le champion du rapport qualité-prix dès que vos volumes augmentent ou que vos besoins se complexifient.

Pour une PME avec un budget serré, Make représente généralement le choix le plus rationnel. Ses tarifs avantageux, sa flexibilité technique et sa scalabilité vous accompagneront dans votre croissance sans provoquer d'explosion budgétaire. L'investissement en temps d'apprentissage se rentabilise dès le troisième mois d'utilisation. Néanmoins, si votre équipe manque totalement de culture technique et que vos besoins restent rudimentaires, Zapier constituera une rampe d'accès moins abrupte vers l'automatisation.

L'essentiel réside ailleurs : dans l'action. Choisir le "meilleur" outil importe moins que de commencer à automatiser. Les heures récupérées, les erreurs évitées, la réactivité gagnée : voilà votre véritable retour sur investissement. Testez les versions gratuites des deux plateformes sur un cas d'usage concret. Vous comprendrez rapidement laquelle correspond à votre façon de travailler. L'automatisation n'est plus un luxe. Elle est devenue une nécessité compétitive, accessible à votre budget si vous choisissez l'outil qui vous ressemble.

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